Les définitions et fonctions des chakras sont multiples comme l’indiquent les recherches sur Internet. Il s’agit d’un concept ancien véhiculé par des mouvements religieux orientaux. Il stipule que le corps humain comporte sept centres d’énergie, les chakras, chacun en rapport avec des fonctionnalités physiologiques ou mentales et des symboles particuliers. La méditation et la mise en rapport de l’esprit avec ces chakras assurent l’harmonie du corps, de l’esprit et avec le monde extérieur. Il existerait sept chakras principaux et des centaines de chakras secondaires. Les principaux sont localisés : au sommet du crâne, entre les deux yeux, aux niveaux de la gorge, du cœur, du plexus, du sacrum et à la base de la colonne vertébrale.

La littérature autour de ces chakras a produit un vaste corpus de termes, d’images et de dialectiques aux consonances plus ou moins ésotériques avec un arrière goût scientifique. Un de ses objectifs est également d’asseoir l’autorité de quelques gourous.

Dans l’état actuel de mes faibles connaissances du sujet, il ne me semble pas que les chakras possèdent une réalité physiologique objectivable. Les attributs de ces chakras (sens, couleurs, liens avec des organes) me semblent purement conventionnels. Toutefois ces attributs sont nécessaires dans la conduite de la méditation qui met l’esprit en rapport d’empathie avec les fonctions de l’organisme. Il est assez probable que la stimulation mentale de chacun de ces chakras engendre des réactions cognitives et physiologique. Ces chakras pourraient constituer des points de contact symboliques entre notre conscience et les systèmes cognitifs à l’œuvre dans notre organisme et hors de nous. J’ai conjecturé l’existence de ces systèmes cognitifs dans de précédents papiers. Notre conscience pourrait communiquer avec ces systèmes cognitifs par des symboles et des métaphores à travers des rituels faisant appels à l’empathie, la raison et le geste concret.

Les énergies dont il est souvent question dans la littérature sur le chakras ou l’acupuncture, ne sont apparemment de la même nature que l’énergie des scientifiques à savoir du joule dont la dimension est le kilogramme x mètre 2 / seconde 2. C’est bien de l’énergie sous forme de joules ou de calories qui est indispensable au fonctionnement des organismes. Mais ceux-ci ont aussi besoin d’information. L’énergie impliquées dans les processus vitaux revêt une double nature celle des joules et celle de l’information véhiculée. Cette information n’est pas seulement celle des cybernéticiens dont l’unité est le bit ou l’entropie. Elle se mesurerait, si elle pouvait se mesurer, en terme d’empathie et de degrés de rationalité. En fait, parler de centre d’énergie pour les chakras est une métaphore qui peut s’avérer incomplète si elle est simplement assimilée à des joules ou des calories.

Je proposerais lors de la méditation, les représentations mentales suivantes pour les différents chakras.

Le Muladhara, situé entre l’anus et le sexe est le chakra racine. Il nous met en rapport avec la Terre dont nous sommes issus et dont nous constituons l’histoire. De manière immatérielle.

Le Swadhisthana au niveau du sacrum à proximité des intestins et des     gonades est le chakra sacré. C’est le lieu du métabolisme où les nourritures de la Terre alimentent l’organisme. De manière matérielle.

Le Manipura, le chakra du plexus solaire. Situé vers le centre de gravité du corps, il représente l’orchestration de l’ensemble des fonctions vitales de l’organisme par les systèmes cognitifs répartis dans l’organisme (systèmes immunitaires, métabolismes).

L’anahata, le chakra du cœur. Il représente la relation d’empathie entre la conscience et l’ensemble de l’organisme ainsi que l’empathie avec le reste du monde.

Le Vishuddha, le chakra de la gorge. Situé au droit des cordes vocales, il symbolise l’ensemble de nos paroles et de nos échanges avec le monde.

L’Ajna, le chakra du troisième œil. Situé entre les deux yeux, il représente les fonctions de raisonnement , d’intelligence du cerveau et de nos représentations mentales.

Le Sahasrara, le chakra de la pure conscience. Situé au sommet du crâne, il représente la transcendance et nous met en relation avec les mécanismes primordiaux du cosmos.

Ces chakras représentent les principales instances de notre nature humaine et des systèmes cognitifs avec lesquels notre conscience peut entrer en relation. Il me semble utile d’y adjoindre les mains qui nous permettent de transformer le monde et les pieds de le parcourir. Les cinq sens permettent en outre de percevoir les caractéristiques de l’environnement et d’y survivre.

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