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18/05/2013

Dans un précédent article, le concept de phase a été évoqué comme structurant et largement répandu dans la nature ainsi que dans nos réalités matérielle et immatérielle. Les phases de la matière physico-chimiques sont sous formes solide, liquide, gazeuse ou de vide. La phase du vide est assimilée à l’énergie pure, aux principes immuables de la création, à la transcendance. Les phases peuvent aussi être temporelles, notamment circadiennes, saisonnières ou aléatoires notamment chez les êtres vivants. Elles sont fonctionnelles puisqu’elles caractérisent les modes de fonctionnement spécifiques des systèmes concernés.

 

D’autres articles antérieurs ont évoqué les sept chakras, concepts originaires des cultures orientales, qui sont des nœuds et passages énergétiques répartis sur l’axe du corps allant du bas ventre au sommet du crâne. La compréhension et l’interprétation que j’en ai faites est que les chakras sont essentiellement localisés en des endroits symbolisant les grandes fonctionnalités liées à notre condition humaine et probablement à celles de la création dans son ensemble. En résumé les symboles associés aux sept chakras sont les suivants :

 

Le Muladhara, situé le bras du tronc est le chakra racine. Il nous met en rapport avec la Terre dont nous sommes issus et dont nous participons partiellement à l’histoire dans les domaines de la matière et de l’esprit.

Le Swadhisthana au niveau du sacrum à proximité des intestins et des gonades est le chakra sacré. C’est le lieu du métabolisme où les nourritures de la Terre alimentent l’organisme.

Le Manipura, le chakra du plexus solaire. Situé vers le centre de gravité du corps, il représente la régulation de l’ensemble des fonctions vitales de l’organisme par les systèmes cognitifs répartis dans l’organisme (systèmes immunitaires, métabolismes, par exemple).

L’anahata, le chakra du cœur. Il représente la relation d’empathie entre la conscience et l’ensemble de l’organisme ainsi que l’empathie avec le reste du monde.

Le Vishuddha, le chakra de la gorge. Situé au droit des cordes vocales, il symbolise l’ensemble de nos paroles, de nos échanges avec le monde et nos actions sur celui-ci.

L’Ajna, le chakra du troisième œil. Situé entre les deux yeux, il représente les fonctions de raisonnement, d’intelligence du cerveau, de nos représentations mentales et de créativité.

Le Sahasrara, le chakra de la pure conscience. Situé au sommet du crâne, il représente la transcendance et nous met en relation avec les mécanismes primordiaux du cosmos.

 

La localisation de ces chakras, pour certains du moins, semble en rapport avec celle des glandes endocrines que sont : hypothalamus, hypophyse, surrénale, thyroïde, ovaire ou testicule, parathyroïde, pancréas, thymus. L’appareil endocrinien transmet ses messages grâce à la sécrétion des hormones.

 

Le propos du présent article est d’examiner comment les fonctionnalités de chacun de ces chakras se déploient en termes de phases solides, liquides, gazeuse et du vide. Ces phases sont à considérer de manière métaphorique. Elles vont du plus dur au plus diaphane, du plus rigoureux au plus flou, de la certitude à l’incertain, de l’immanent au transcendant, etc.

Notre réalité matérielle et immatérielle subit ainsi d’incessantes transformations, à l’image du cycle de l’eau sur terre. 

 

Le Muladhara, le chakra racine, nous dit que nous sommes de la matière de l’univers. Notre organisme est un savant agencement de solide, de liquide, de gazeux et d’esprit immatériel.

Le Swadhisthana, chakra sacré, nous dit que la terre nous nourrit de solide, de liquide, de gazeux et alimente notre esprit d’une infinité d’informations.

Le Manipura, le plexus solaire, participe aux différents niveaux de régulation de l’organisme par des adaptations physiques, par la circulation de matières, de fluides et d’informations.

L’anahata, le chakra du cœur, caractérise les rapports d’empathie dans le monde se traduisant par des actes concrets, des comportements, des échanges, des sentiments, des gratuités.

Le Vishuddha, le chakra de la gorge, caractérise l’action sur le monde se traduisant par les transformations matérielles, l’écrit, la parole, les services rendus, l’art.

L’Ajna, le chakra du troisième œil, caractérise les capacités cognitives de réflexion, allant de la rationalité rigoureuse, à la créativité et à la rêverie poétique. Le cerveau connaît des phases de conscience variable sous l’effet de stimuli externes ou internes, de drogues.

Le Sahasrara, le chakra de la pure conscience, caractérise les capacités de réflexivité, de symbolisation et de transcendance. Ces capacités s’appuient sur des totems, des temples, des rites, des corpus idéologiques ou religieux, la beauté pure.

 

Ces métaphores des phases solides, liquides, gazeuses et plasmas pourraient donc servir de support aux exercices de méditation et favoriser la pleine conscience et la circulation des « bonnes énergies » portées par toutes ces phases au cœur de notre nature humaine.

Nous sommes des maillons entre la matière, l’esprit et l’âme du monde.

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